La semaine dernière, après avoir titré sur l’importance pour une PME, de poser une « vision » d’entreprise et de réfléchir à la raison d’être de son existence, soit sa « mission », je vous avais promis de revenir sur le deuxième changement qu’opèrent nos interventions en matière de développement.

Ce qu’il faut bien admettre c’est qu’une stratégie, fût-elle inspirée, n’apporte rien à l’entreprise si elle n’est pas ensuite implémentée avec efficience.

Chez Wikane, nous avons inventé il y a 20 ans le concept « d’industrialisation des plans d’action », qui n’est rien d’autre que la déclinaison du process industriel que j’avais appliqué à l’époque à la fonction commerciale. Cette méthode a fait l’objet d’un livre paru aux éditions d’organisation. Or, alors que je lui donnais 5 ans d’espérance de vie, force est de constater, 20 ans après, que l’application concrète des décisions, des stratégies et des plans n’est pas toujours au rendez-vous en PME.

Wikane a forgé sa réputation sur 2 différences essentielles :

  • Sa capacité à livrer des stratégies inspirées,
  • Et le FAIRE, F.A.I.R.E , c’est-à-dire l’accompagnement dans la durée de la mise en œuvre des plans. Soit en produisant la totalité de l’action, soit en l’accompagnant en tenant compte des ressources internes de l’entreprise.
L’industrialisation des plans est à la stratégie ce qu’est la recherche appliquée à la recherche fondamentale. Le début de ma carrière a fortement été influencé par l’industrie. Quand il y a 30 ans je me suis lancé dans le conseil, je savais qu’en appliquant les mêmes règles que les industriels appliquent en matière de production ou de démarche qualité, j’aurais beaucoup de succès, dans mes missions, avec des interlocuteurs qui ne laissent rien au hasard dans leur activité. L’industrialisation des plans, abandonne temporairement l’apparence immatérielle de la stratégie et des concepts, si abstraite à ce stade qu’elle fait peur à certains.

En définitive, considérer la stratégie, sans la dissocier de son implémentation, c’est concilier le rêve et la réalité, rien que ça.

Michel COURTOIS