Moi-même intervenant à mes heures, j’aime passer du temps à visionner des interventions de conférenciers sur toutes sortes de sujets à grand enjeux pour l’humanité : le réchauffement climatique, la pollution, la croissance démographique. L’une d’entre elles m’a interpellé récemment, sur le thème de l’énergie en général et des ressources naturelles en particulier.
J’ai réalisé une chose pourtant simple, l’homme dispose depuis qu’il est sur terre de tout un tas de choses gratuites dont il bénéficie sans vergogne, ni respect : les ressources minières, les ressources fossiles, le système climatique, etc. Ce qui coute c’est l’extraction, la transformation, le transport.

Or ces matières fossiles, sans lesquelles le monde moderne n’existerait pas, et qui ont mis des centaines de milliers d’années à se constituer dans le sous-sol de la planète, n’ont jamais été prise en comptes dans le « grand bilan comptable » mondial. Dès lors qu’on va être confrontés un jour à leur épuisement, elles auraient dû être immobilisées et amorties chaque année ou apparaitre comme un stock sur lequel on passerait une variation annuelle.

Bien sûr, c’est de la théorie, mais les hommes auraient été bien inspirés d’y réfléchir en amont, car la raréfaction des ressources nous amènera pics après pics à des récessions successives avec l’impact que l’on peut imaginer sur les populations, la démocratie et donc l’équilibre du monde.
Tout dans notre civilisation dépendant de l’énergie, jusqu’au PIB de chaque pays, il est urgent de prendre conscience que dans un monde fini, où le stock de ressources est fixé une fois pour toutes, en tout cas à l’échelle de l’homme, ce stock diminue chaque jour un peu plus. C’est mathématique, un stock démarre à zéro, fini à zéro et entre les deux passe par un pic, pic que nous aurions, en tout cas pour le pétrole conventionnel, dépassé depuis une dizaine d’années.

Mais venons-en au fait. Depuis 27 ans que je suis dans le conseil en développement, je n’ai eu de cesse, avec mes consultants, de mettre en œuvre pour nos clients des stratégies de croissance très efficaces qui ont permis à la plupart d’entre elles de passer des seuils, de créer de la valeur ajoutée, de prendre des places enviables sur le podium, comme le groupe MCI, qui fait la UNE de notre magazine le mois prochain.

Concerné par la marche du monde depuis de longues années, sensibilisé par l’importance de respecter autant qu’il est possible la planète, j’ai eu envie d’intégrer au cœur de nos prestations la prise en compte de cet impératif de préservation qui doit prévaloir aujourd’hui.

Si par nature je ne peux me retrouver dans les discours catastrophistes des collapsologues prédisant à très court terme la fin du monde industriel ou des ayatollahs de la décroissance imposée, il faut bien reconnaitre que sur un point au moins ils ont raison : si on ne change rien le grand effondrement aura lieu un jour ou l’autre et à défaut de l’avoir anticipé nous le subirons.

Nous le subirons parce que nous manquerons d’énergies fossiles qui ne sont pas prêtes à être remplacées par les énergies dites renouvelables.

Chez Wikane nous avons vu trop d’entreprises se battre pour acquérir du CA sans valeur ajoutée privilégiant la quantité plutôt que la qualité. Nous pensons que c’est le moment de faire quelque chose car l’avenir est à la sobriété énergétique donc à l’optimisation de l’utilisation des ressources et à la création de valeur, donc la rentabilité plutôt que le simple chiffre d’affaires.

A l’avenir la vraie performance en PME ne sera pas de faire plus, mais de faire mieux avec moins comme nous l’avons démontré tant de fois à nos clients.

Dans un monde ou les ressources diminueront, le PIB suivra car il est corrélé à l’énergie, les grands groupes seront directement impactés, mais la macro-économie ne concernant pas les PME offensives, l’enjeu pour elle sera d’être plus efficaces que les autres dans tous les compartiments du jeu économique.

Ma prochaine conférence « l’entreprise augmentée », montrera qu’il est possible de croitre en rentabilité et valeur ajoutée en diminuant sensiblement ses couts tout en préservant autant qu’il est possible la planète.

Je vous donne rendez-vous, la première aura lieu à Rouen le 12 novembre 2019.